Le nom de Shonda Rhimes ne vous dit peut-être rien, mais à moins d’avoir passé les 11 dernières années dans un igloo (poke Christiane Taubira), vous avez forcément entendu parler des séries Grey’s AnatomyScandal, ou How To Get Away With Murder. À chaque fois, Shonda Rhimes était scénariste et/ou productrice. La particularité de ces séries, c’est qu’elles ont donné une place plus importante aux femmes, aux personnes de couleur et aux personnes LGBTQ. Et le succès a été au rendez-vous: la chaîne ABC qui les diffuse le jeudi soir a connu un bond de ces audiences sur cette case horaire.

Récompensée par Human Rights Campaign en tant qu’«Alliée pour l’égalité», Shonda Rhimes a prononcé un discours ce samedi 14 mars dans lequel elle a expliqué son ambition: «Je déteste le mot “diversité”, ça laisse entendre quelque chose… d’autre. Comme si c’était quelque chose de… spécial. Ou de rare. Comme s’il y avait quelque chose d’inhabituel à raconter des histoires à la télévision avec des femmes, des personnes de couleur et des personnages LGBTQ. J’ai un mot différent: normaliser. Je normalise la télé.»

Lors d’une autre cérémonie de récompenses, organisée il y a un an par la Guilde des réalisateurs/trices, elle avait rappelé que statistiquement, ces populations sous-représentées à la télévision constituent bien plus de la moitié de la population américaine, indique The Huffington Post. «Mon but, c’est que quand on allume la télévision, on puisse voir quelqu’un qui nous ressemble et qui aime de la même façon que nous. Et il est aussi impératif que quand on allume la télévision, on voie quelqu’un qui ne nous ressemble pas et qui n’aime pas de la même façon que nous. Parce que peut-être qu’ainsi, on apprend de l’autre.»