En pratiquement 50 ans de carrière (son premier album est sorti en 1967), David Bowie a sorti 25 albums studios, 8 live et une pléthore de compilations. Voici une sélection de titres qui ont marqué ces presque 5 décennies. N’hésitez pas à compléter cette liste dans les commentaires avec vos chansons préférées.

Space Oddity, sur Space Oddity (1969)

Inspirée par le film de Kubrick, 2001, odyssée de l’espace, la chanson est devenue célèbre après avoir été utilisée par la BBC lors de la diffusion du premier alunissage. La chanson parle pourtant d’un astronaute perdu dans l’espace, le Major Tom. Le premier tube de Bowie.

Life on Mars?, sur Hunky Dory (1971)

Jessica Lange a repris récemment cette chanson dans la quatrième saison d’American Horror Story, avec le costume turquoise que portait Bowie dans le clip. Life on mars? reprend les accords de Comme d’habitude. On avait demandé à Bowie d’écrire la version anglaise, mais c’est finalement Paul Anka qui l’a fait, avec le succès que l’on sait (My way).

Ziggy Stardust, sur The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars (1972)

On pourrait mettre ici toutes les chansons de l’album Ziggy Stardust… Des milliers d’articles ont été consacrés à cet album mythique, avec lequel Bowie a révolutionné le rock. On se contentera juste de réécouter la chanson-titre et on pourra constater qu’elle n’a rien perdu de sa force, 45 ans après.

Rock’n’roll suicide, sur The rise and fall of  Ziggy Stardust and the Spiders from Mars (1972)

Cette chanson concluait les concerts de la tournée Ziggy Stardust. Ci-dessous, la version légendaire de l’Hammersmith Odeon à Londres en 1973. La dernière chanson de la comédie musicale Hedwig and the angry inch, Midnight Radio, lui rend un hommage appuyé (ou la pompe sans vergogne, c’est selon) .

https://www.youtube.com/watch?v=WLZNBbxJ2xo

The Jean Genie, sur Aladdin Sane (1973)

Parmi les nombreuses influences de Bowie, celle de Jean Genet. Le titre de cette chanson est un «jeu de mots maladroit sur Jean Genet», reconnaîtra-t-il ensuite.

1984, sur Diamond Dogs (1974)

Diamond Dogs devait être un concept-album autour de 1984, de George Orwell. Les ayant-droits de ce dernier ayant refusé, Bowie, alors complètement noyé dans la drogue, révise légèrement son concept. Mais des chansons comme 1984 ou Big Brother font quand même directement référence à l’œuvre d’Orwell. Un album marquant, qui signe ses adieux au glam rock.

Rebel rebel, sur Diamond Dogs (1974)

«Got your mother in a whirl, she’s not sure if you’re a boy or a girl»: «Tu fais tourner la tête de ta mère. Elle ne sait plus si tu es un garçon ou une fille.» Ces paroles et l’un des riffs les plus imparables du rock ont fait de cette chanson un hymne intemporel pour toutes celles et ceux dont les parents ont la tête qui tourne.

Young Americans, sur Young Americans (1975)

Fasciné par les musiques noires, Bowie s’éloigne du rock et sort un album de «soul blanche» ou de «soul en plastique», pour reprendre ses propres termes. Une réussite, comme le montre cette chanson imparable.

Be my wife, sur Low (1977)

Low inaugure la trilogie berlinoise de Bowie. À bout, tant sur le plan physique (à cause des drogues) que financier, Bowie cherche une ville où il pourra se reconstruire et évoluer dans un anonymat relatif. Ce sera Berlin. Avec Brian Eno et le producteur Tony Visconti, il va sortir trois albums à part dans sa discographie (Low, «Heroes» et Lodger). Des trois, Low est sans doute le plus étrange et le plus réussi. Il comprend notamment de longs morceaux instrumentaux à l’ambiance glaciale. Avec Always crashing in the same car, Be my wife est l’un des titres les plus «classiques» de l’album.

Heroes, sur «Heroes» (1977)

L’une des chansons les plus connues du grand public. Heroes doit beaucoup au son de guitare de Robert Fripp et aux paroles simples et directes de Bowie, écrites en quelques heures et inspirées par l’histoire d’amour que vivait son producteur de l’époque, Tony Visconti, avec l’une des choristes de l’album. Heroes a aussi été enregistrée en français et en allemand. On préférera l’originale.

https://www.youtube.com/watch?v=EbEwRsvhD1E

Ashes to ashes, sur Scary monsters (and super creeps) (1980)

Avec Scary Monsters, Bowie solde les années 70 et annonce la période funk et pop qui va suivre. Cette synthèse se retrouve au sein de la chanson Ashes to ashes. Le «Major Tom» de Space Oddity, son premier titre célèbre, est devenu un «junkie», et la chanson fait entendre des sonorités inhabituelles. Le succès de cette chanson doit également beaucoup à son ambitieux clip, le plus cher jamais réalisé à l’époque. On peut y voir Bowie en costume de Pierrot (présenté dans l’expo à la Philarmonie).

China Girl, sur Let’s Dance (1983)

Co-écrite avec Iggy Pop, cette chanson figurait déjà sur l’album d’Iggy The Idiot (produit par Bowie lui-même). Bowie la pop-ise et en fait un méga-tube.

Let’s Dance, sur Let’s Dance (1983)

Let’s dance est une tube planétaire, qui propulse Bowie sur la scène mainstream.

Modern Love, sur Let’s Dance (1983)

Sans doute la meilleure chanson de Let’s Dance et l’une des meilleures de Bowie tout court, tout au moins dans sa période pop.

Hallo Spaceboy, sur 1. Outside (1995)

Après une décennie d’albums en demie-teinte, Bowie revient fort avec 1. Outside, un concept album censé inaugurer une série – restée sans suite pour le moment. Il y retrouve notamment Brian Eno et se frotte au son «industriel». Lors de la tournée, il collaborera d’ailleurs avec Nine inch nails. Le titre Hallo Spaceboy, déjà très réussi sur l’album, est une tuerie absolue en live.

Where are we now?, sur The Next Day (2013)

Alors que des rumeurs le donnent régulièrement mourant depuis plusieurs années, Bowie surprend tout le monde en révélant le premier extrait d’un nouvel album. Where are we now? évoque avec nostalgie (un sentiment pas forcément répandu dans son œuvre) les années berlinoises, un moment charnière dans sa vie et sa carrière. La pochette de l’album The Next Day reprend d’ailleurs le visuel de «Heroes», l’un des opus de la trilogie berlinoise. Le reste de l’album se veut résolument rock et offensif. Qu’on se le dise David Bowie is… not dead yet.