«Certain.e.s d’entre nous en parlent comme d’un jour de libération», s’est réjoui le révérend William Blake Spencer, à la tête d’une église presbytérienne dans le New Jersey. Lui-même gay, il a voté hier, mardi 17 mars, en faveur de la célébration par l’Église presbytérienne de mariages de couples de même sexe. «C’est la dernière fois que l’on débattra et que l’on se disputera autour d’un sujet LGBTQ, et on nous accueille maintenant sans “mais” ou “à condition que”», a-t-il confié au New York Times.

Sur les 171 églises régionales qui composent l’Église presbytérienne, 87 ont voté en faveur de la mesure, 41 contre et une s’est abstenue. D’autres résultats doivent continuer à tomber au cours de la journée, mais la majorité s’est d’ores et déjà prononcée en faveur d’une motion qui avait été approuvée par l’Assemblée générale de l’Église en juin 2014. Désormais, la constitution du mouvement religieux ne définit plus le mariage comme l’union «d’un homme et d’une femme», mais comme celle de «deux personnes, traditionnellement un homme et une femme». Si la mesure fait des heureux/ses, elle ne manque pas de provoquer des tensions au sein de la frange conservatrice.

Cela fait près de 30 ans que cette dénomination religieuse forte de 1,8 million de membres réfléchit à sa position sur l’homosexualité. Un discours de plus en plus libéral sur les questions sociétales a provoqué les départs de congrégations et d’individus, notamment en 2011, après que les personnes ouvertement lesbiennes ou gays ont eu la possibilité de faire partie du clergé, ce qui leur était jusque-là interdit. Pour tenter de ménager les conservateurs/trices qui ont choisi de rester, il a été convenu que les pasteurs ne souhaitant pas célébrer de mariage entre deux personnes de même sexe auront la possibilité de décliner.