À l’occasion des élections départementales, L’Obs consacre sa Une et un dossier aux candidats FN peu présentables… L’hebdomadaire a ratissé les comptes de nombreux/ses candidat.e.s sur les réseaux sociaux, a repéré de nombreux propos racistes, antisémites ou homophobes. Les cibles privilégiées de ces charmantes personnes: les musulmans, les juifs, Christiane Taubira ou Pierre Bergé (traité ici «vieille tante» ou là de «grosse pédale», par un candidat qui jure ne pas avoir été au courant de l’homosexualité de l’homme d’affaire). À chaque fois, L’Obs a contacté les candidat.e.s pour avoir des explications. Tou.te.s jurent ne rien avoir à se reprocher, mais effacent leurs propos aussitôt après… On ne sait jamais.

Les auteur.e.s du dossier se sont notamment appuyés sur le travail de L’entente.net, un site qui recense tous les dérapages des candidat.e;s FN. Avec selon le site, un chiffre marquant: «500 candidats vont du partage d’un lien d’un groupuscule pétainiste à des propos complotistes». On est loin d’un pourcentage anecdotique, contrairement à ce qu’affirment régulièrement les dirigeant.e.s du FN, à l’image de Florian Philippot (lire Florian Philippot et les multiples dérapages racistes et homophobes des candidat.e.s FN: «Un infime pourcentage de turpitudes»). D’autant que le chiffre des 7000 candidat.e.s présenté.e.s que reprend toujours le numéro 2 du FN comprend les suppléant.e.s. En ramenant aux seul.e.s candidat.e.s, la proportion est tout de suite plus importante.

Un lecteur nous a signalé par ailleurs qu’une candidate en Charente, Yseult Gouttiere, membre du très homophobe Institut Civitas et du groupuscule anti-avortements SOS Tout-petits, considérait que «l’homosexualité est moralement répréhensible». Vérification faite, ces propos sont en fait tenus par son mari lors d’une interview vidéo commune. La candidate n’objecte pas aux propos de son mari et on peut penser qu’elle les partage, mais elle ne les prononce pas.

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