Les chiffres montrent que dans les faits, les femmes sont encore loin d’être considérées à égalité avec les hommes. Or, plusieurs auteur.e.s ont démontré la parenté commune entre le sexisme et les LGBT-phobies. La nécessité de se mobiliser contre les discriminations à l’encontre des femmes relève de l’évidence pour plusieurs associations pro-LGBT.

Avec une infographie-massue, l’Inter-LGBT relève dans plusieurs domaines les inégalités auxquelles sont confrontées les femmes lesbiennes ou bies.

Lesbophobiegraphie

L’inter-associative participera notamment à la marche pour les droits des femmes prévue à Paris et qui partira de Belleville à 14h et co-organisée par le collectif 8 mars pour toutes. Dans la lignée de celle qui avait eu lieu l’an dernier et qui avait rassemblé 2000 personnes, celle-ci se voudra «énervée et populaire» et veut défendre notamment les droits des lesbiennes et des trans’. Les organisations participantes entendent manifester contre «la précarité, la dépendance économique, les violences sexuelles, le racisme d’État, le regain de vitalité des mouvements réactionnaires».

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L’association FièrEs sera du nombre. Dans un communiqué, elle rappelle que «le 8 mars n’est qu’une journée pour braquer le projecteur sur l’importance des luttes féministes» et en profite pour souligner que «chaque année, 201 000 femmes en France se déclarent victimes de violences conjugales», que «70 % des femmes handicapées en France seraient victimes de violences», qu’on observe toujours, à travail égal, un écart de salaire de 27% entre les femmes et les hommes en France et seul.e.s 25% des député.e.s sont des femmes. En outre, «les femmes n’ont pas accès à la PMA si elles ne justifient pas d’une relation suivie avec un homme». L’organisation met par ailleurs l’accent sur les violences et les discriminations qui frappent des millions de femmes à travers le monde.

L’association HES regrette de son côté dans un communiqué qu’il n’y ait pas de marche unitaire car «toutes les femmes sont dignes d’émancipation, il n’y a pas de tri à faire, juste un combat, immense, à mener avec respect et opiniâtreté». L’organisation appelle malgré tout «à participer aux mobilisations organisées, le 8 mars, pour l’émancipation des femmes, de toutes les femmes». Aides insiste dans un communiqué sur le fait qu’«exclure, harceler, stigmatiser et pénaliser» certaines femmes ouvre «un boulevard au VIH et aux hépatites qui continuent à toucher ces femmes de plein fouet, et compromet leur accès aux soins et à la prévention». Selon l’administratrice et référente du groupe Femmes Patricia Girardi, «les femmes migrantes par exemple, représentaient 74% des découvertes de séropositivité chez les femmes en 2013. Une situation due en grande partie à leur précarité administrative et à la peur de l’expulsion, qui génère un déficit d’accès aux droits, à l’information et à la prévention».

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