« C’est une gay pride d’hiver! », s’est exclamé une jeune femme quelques minutes après la fin de Lou Queernaval, hier place Masséna à Nice. Il y avait un peu de ça, effectivement, pour cette première édition du « premier carnaval gay de France », le côté politique en moins. Au Queernaval, on n’a fait que la fête, rien que la fête, mais toute la fête.

Erwann Le Hô, du Centre LGBT niçois, à l’origine du Manifeste LGBT (avec Christine Nicolas) était le maître de cérémonie – d’inspiration Cabaret – de cette soirée, qui s’est déroulée en plein cœur de la capitale azuréenne. Il a tenté au début d’exhorter les spectateurs et spectatrices à rejoindre les tribunes pour laisser passer les chars et celles et ceux qui défilaient. Il n’a été qu’à moitié entendu. Les carnavaliers avaient du mal à avancer tellement la foule se pressait autour des chars, qui pour danser, qui pour prendre une photo. Parmi les chars, il y avait ceux des établissements niçois comme le 6 ou le Glam et bien sûr toutes les figures locales, de Koka à Cathy Kafé.

L’un des parrains de cette édition, le ténor niçois Samy Camps, a ouvert le Queernaval avec une reprise enflammée de Rise Like a Phoenix, de Conchita Wurst (absente, mais qui a adressé un message vidéo à la foule) et un medley de Queen. L’un des autres parrains, Armando Santos, défilait avec des ailes d’anges.

Après deux heures de parade, la fête s’est poursuivie dans les établissements LGBT et LGBT-Friendly. Le Carnaval continue tout le week-end et les homos, bi ou trans, chouchoutés par l’Office du tourisme, y trouveront sans doute leur compte.

Photos: Xavier Héraud