Ne l’appelez plus CNS mais Conseil national du sida et des hépatites virales chroniques. C’est par un décret publié au Journal Officiel du 26 février 2015, et qui a pris effet hier, que le CNS fait peau neuve pour élargir ses missions au champ des hépatites. Mais le logo (ci-dessus) n’a pas encore été modifié.
Selon le communiqué de presse reçu hier, «ce nouveau Conseil a donc compétence pour donner un avis sur les questions de société posées par le VIH/sida et les hépatites virales chroniques, ainsi que par les infections sexuellement transmissibles dans la mesure où elles présentent des similitudes, en termes de mode de contamination, de publics concernés et de dispositifs de prévention et de lutte.» Ainsi, on estime que près d’un tiers des patients infectés par le VIH sont aussi infectés par le virus de l’hépatite C.

Le nombre de membres siégeant au Conseil, en plus de son Président, est porté de 23 à 25. Cet élargissement de ses missions était réclamé par le CNS depuis longtemps. En effet, les épidémies de VIH et des hépatites mais aussi les infections sexuellement transmissibles touchent des populations proches et les stratégies à mettre en œuvre se ressemblent en matière de stratégies de prévention ou de dépistage.

Chargé de rendre des avis et d’émettre des recommandations sur le sida depuis sa création en 1989, le CNS est présidé actuellement par le Pr Patrick Yeni.