Plusieurs des 26 hommes arrêtés dans un sauna du Caire puis acquittés ont porté plainte pour diffamation et diffusion de fausses informations à l’encontre de la journaliste Mona Iraqi. En décembre 2014, celle-ci avait convenu avec les autorités policières d’intervenir dans un sauna du Caire pour dévoiler les causes de «la propagation du sida en Égypte». Avec une équipe de télévision, elle avait filmé l’arrestation des hommes présents dans l’établissement, présentant l’endroit comme un «nid de perversion» et affirmant que «les cinq premiers cas de malades atteints du sida dans le monde étaient des hommes qui avaient des relations avec d’autres hommes».

D’après romandie.com, la justice égyptienne a annoncé hier, mardi 24 février, que deux procès auront lieu: l’un pour diffamation, l’autre pour diffusion de fausses informations. Objet d’une controverse, la journaliste Mona Iraqi a affirmé à la télévision que ses opposant.e.s étaient à la solde de puissances étrangères et qu’elle cherchait simplement à mettre un terme contre la propagation du VIH. L’affaire a tout de même eu le mérite de lancer en Égypte un débat sur la proximité entre le pouvoir et les journalistes. Parmi les 26 hommes qu’elle a contribué à faire arrêter, plusieurs ont montré leur détermination à la voir condamnée et ont reçu le soutien de leurs familles.

Si tous ont été acquittés, un homme portera toujours les séquelles de cette humiliante affaire puisqu’il a tenté de se suicider en s’immolant par le feu, indique un article de El Watan partiellement traduit par Towleroad. Brûlé à divers degrés, le pronostic vital de cet homme n’est pas engagé, mais son apparence est irrémédiablement altérée. Après son arrestation et son acquittement, il avait été la victime de harcèlement sur son lieu de travail et sa famille le surveillait constamment.

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