Nicolas et Andy sont ensemble depuis un an. Un soir, Andy demande sa main à son compagnon. Ce dernier, jugeant que la relation est trop récente, refuse. C’est alors que débarquent séparément la mère de l’un, puis la mère de l’autre. Tout oppose les deux femmes. La première, Grace de Chambourcy est une riche rentière, snob au dernier degré; la seconde, Claudine Maircier est une chanteuse sur le retour, fauchée comme les blés, gagnante de l’Eurovision 1963 «pour la France» et perdante d’à peu près tout depuis. Une chose finit par les réunir toutefois: elles sont bien décidées à empêcher le mariage de leur progéniture à tout prix!

COMÉDIE DE BOULEVARD RÉUSSIE

quand les belles meres sinvitentLa réussite de cette comédie de boulevard tient à deux choses. La première, c’est le casting. Martine Superstars (à gauche sur l’affiche) et Yvette Leglaire se sont largement inspirées de leurs personnages de scène habituels pour incarner Grace de Chambourcy et Claudine Maircier, les belles-mère revêches. À leurs côtés, Cédric Portella et Jonathan Demay (vu dans Jeffrey), en gendres pas tout à fait idéaux dépassés par la double tornade qui s’est abattue dans leur salon, ne sont pas en reste.

La deuxième force de Quand les belles-mères s’invitent, ce sont les dialogues, écrits par Stéphane Henriot (également metteur en scène) et Cédric Portella. Un festival de références à la publicité, à l’Eurovision, et de jeux de mots parfois assez osés. Résultat: l’ensemble se révèle explosif et les rires fusent dans la salle. Mais ici, contrairement au boulevard habituel, le rire n’est jamais gras. Et on se dit que parfois, les blagues les plus bêtes sont décidément les meilleures.

cedric portella yvette leglaire

 Quand les belles-mères s’invitent, Théâtre Trévise, 14, rue de Trévise, 75009 Paris, tous les mercredis, 21h30.

Photos David Twist