Les 26 hommes arrêtés dans un sauna du Caire au début de mois de décembre ont été définitivement acquittés par la justice égyptienne. Mais en prison, les détenus ont souffert d’atroces sévices car les autorités judiciaires cherchaient à déterminer s’ils étaient homosexuels. En s’appuyant sur un ouvrage français du XIXe siècle, les médecins examinent les anus et se permettent d’y introduire des objets. Chez les gays, «la forme de l’anus va changer, devenant anormale et similaire à celle d’un vagin», clame ainsi Louis Maged, directeur adjoint de l’autorité médicale du ministère de la Justice. Persuadé d’émettre des observations scientifiques, il tente de justifier ce que plusieurs associations de défense des droits humains qualifient de »torture» et «d’humiliation». À lire sur Les Inrocks.