Le vote s’est déroulé hier, mercredi 11 février, à main levée: une majorité d’élu.e.s du Conseil de Paris a adopté le vœu de Danielle Simonnet (photo) relatif au libre choix du genre sur la carte de citoyen.ne de Paris.

Le groupe UDI a voté contre ce vœu car il est «opposé au projet de carte en soi», a précisé le service presse du groupe. Côté UMP, le service presse estime qu’il ne faut pas «rajouter du flou au flou existant». Les élu.e.s du parti de droite n’ont pas non plus voté la mesure.

UN ACTE «SYMBOLIQUE»
Pendant la campagne municipale l’an dernier, la secrétaire nationale du Parti de gauche avait évoqué cette mesure auprès de Yagg. Sur la simple base d’une déclaration, sans avoir à fournir de justificatif, chacun.e pourra indiquer son genre sur sa carte. Un acte «symbolique» pour interpeller les autorités nationales, seules compétentes pour légiférer sur le changement d’état civil des personnes trans’, explique Danielle Simonnet: «Il s’agit d’une proposition pour réagir face aux renoncements du gouvernement et du Parlement, plaide l’élue. C’est une façon de faire avancer le débat.»

Pour l’instant, l’exécutif municipal en est encore à «définir les services» qui seront offerts par cette carte «porteuse de valeurs», a indiqué la Ville de Paris. Annoncée par la maire de Paris Anne Hidalgo pour améliorer la «cohésion sociale», la carte serait accordée à toute personne résidant dans la capitale, quelle que soit sa nationalité, et doit notamment permettre de participer à des consultations locales. Lors de ses vœux à la presse le 21 janvier, la maire avait indiqué s’être inspirée de l’exemple new-yorkais où cette carte sert de document d’identité aux personnes sans-papiers.

Danielle Simonnet souhaite que le personnel municipal soit formé et sensibilisé, notamment par des associations luttant pour les droits des personnes trans’ pour que l’accueil de tou.te.s les habitant.e.s se déroule de façon optimale. Elle voudrait aussi qu’un fascicule explicatif sur l’égalité des droits et les discriminations soit remis avec la carte pour toucher le plus grand nombre.

Photo Xavier Héraud