L’homophobie de Salvatore Cordileone, archevêque à San Francisco, était déjà bien connue. Il a jugé que l’homosexualité était «auto-destructrice» et qu’ouvrir le mariage aux couples de même sexe était «néfaste pour les individus et pour la société dans son ensemble», rapporte Towleroad.

Il vient de franchir une nouvelle étape en modifiant le manuel destiné aux enseignant.e.s. Le contenu de celui-ci est défini par une convention entre le diocèse et les professeur.e.s. Cette convention a été modifiée pour indiquer que l’homosexualité est «contraire à la loi naturelle», que les lois civiles devraient restreindre le mariage aux couples de sexe différent et que les procédures de procréation médicalement assistée constituent de «graves maux».

Dans une vidéo publiée sur YouTube, l’archevêque Salvatore Cordileone a expliqué qu’il ne s’agit pas d’un texte que les enseignant.e.s devraient signer, mais d’un éclaircissement sur la mission de l’école et sur la façon dont l’enseignement y est prodigué. «Les personnes qui enseignent doivent respecter la mission de l’école dans la façon dans le cadre de leur  vie publique, a-t-il précisé. Ce qui est privé reste de l’ordre de la vie privée.» La direction de l’école n’a pas réagi, se contentant de voir là «l’expression du catéchisme catholique».

Plusieurs étudiant.e.s ont toutefois lancé une pétition et une campagne sur les réseaux sociaux avec le mot-clé #TeachAcceptance («Enseignez l’acceptation»), pour défendre leurs enseignant.e.s qui auraient peur de perdre leur emploi, rapporte le média local KTVU. Une réunion doit avoir lieu ce vendredi 6 février entre l’archevêque et les professeur.e.s pour déterminer les obligations qui pèseront désormais sur le corps professoral.

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