Pour faire son coming-out, la mannequin et comédienne Patricia Velásquez est passée par un livre. Une autobiographie intitulée Straight Walk, dont la parution est prévue le 10 février aux États-Unis, mais dont quelques extraits ont été publiés par The New York Post. Celle qu’on a vue dans Le Jaguar et The L Word compte parmi les premières femmes d’Amérique du Sud à avoir percé dans le monde de la mode. Ce qui n’a pas été sans sacrifices.

Pour remporter le titre de Miss Venezuela, elle s’est pliée aux règles de la compétition: régime draconien à base de jus de tomate et de poulet et chirurgie esthétique. Mais pour payer les opérations, elle a dû se trouver un «sponsor». «J’ai commencé à me prostituer», explique-t-elle. En échange de relations sexuelles avec elle, un certain David a financé sa transformation physique. Arrivée première dauphine du concours en 1989, sa carrière a alors connu un bond. Elle a enchaîné les couvertures des magazines et a même eu un rôle dans la saga La Momie.

Elle fit la rencontre de la comédienne et humoriste bisexuelle Sandra Bernhard et ce fut le coup de foudre entre elles. «Je n’avais jamais embrassé une fille avant», a écrit Patricia Velásquez dans son autobiographie. Pendant un temps, elle a voulu se persuader qu’elle n’était pas homosexuelle, mais la force de ses sentiments l’a désarçonnée. «J’étais profondément amoureuse de Sandra, comme je ne l’avais jamais été auparavant», témoigne-t-elle. Lorsque les deux femmes ont rompu, Patricia Velásquez dit en avoir souffert pendant deux ans.

Elle a progressivement fait son coming-out et se réjouit qu’aujourd’hui, les mentalités évoluent. Aujourd’hui âgée de 44 ans, elle espère que son livre touchera la communauté latino-américaine et permettra d’engager un dialogue.

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