A l’occasion de la journée nationale de prévention du suicide le 5 février, l’Inter-LGBT lance une campagne de sensibilisation et rappellent que les gays, les lesbiennes, les bis et les trans ont un taux de suicide en moyenne quatre fois plus élevé que l’ensemble de la population, grâce à des visuels, mais aussi un spot de prévention audio.

La sursuicidalité des gays, lesbiennes bi ou trans n’est pas un fait nouveau comme le relève l’interassociative: «L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans son plan d’action 2013-2020, a mis clairement en évidence le lien entre discriminations, violences, et augmentation du taux de suicide des personnes LGBT. Le premier rapport annuel de l’Observatoire National du Suicide, remis à Marisol Touraine, le 2 décembre 2014, fait le même constat.» Pourtant à ce jour, aucune mesure n’a été mise en œuvre en France pour lutter contre ce phénomène: «Le Programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, dévoilé en octobre 2012, prévoyait que des actions de prévention du suicide soient menées par le ministère de l’Éducation nationale et celui en charge de la Santé et des Affaires sociales.»

Avec ces affiches, l’Inter-LGBT appelle la société à changer de comportements et rappelle que si les personnes LGBT sont plus vulnérables, ce n’est «pas à cause de ce qu’elles sont, mais à cause de ce qu’elles subissent au quotidien.» Elle sera présente aux débats de la Journée de prévention du suicide au ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.