Début janvier, quelques jours après le suicide de Leelah Alcorn, une jeune adolescente trans’ de l’Ohio, une pétition a été lancée sur We The People, un site qui permet aux citoyen.ne.s américain.e.s de soumettre certaines questions à la Maison Blanche. Elle appelle le gouvernement des États-Unis à prendre la mesure de la situation des jeunes LGBT américains et d’interdire formellement au niveau fédéral les thérapies de conversion.

Les pétitions publiées sur cette plateforme sont soumises à des conditions, et doivent obtenir un certain nombre de signatures pour pouvoir être prises en considération. Pour franchir le premier seuil, la pétition doit avoir été signée par au moins 150 personnes dans un premier temps, pour pouvoir être trouvable sur le site de la Maison Blanche. Ensuite, elle doit avoir recueillie au moins 100 000 signatures dans un délai de trente jours pour que la question soulevée soit traitée. Le 2 février, la pétition lancée suite à la mort de Leelah Alcorn a dépassé ce seuil, ce qui signifie que l’administration du président Barack Obama va désormais devoir apporter une réponse à cette sollicitation.

La lettre que Leelah Alcorn avait laissée avant de mettre fin à ses jours révélait que sa famille l’avait forcée à aller voir un psychiatre et l’avait isolé de ses ami.e.s: «Les thérapeutes qui tentent de faire un lavage de cerveau ou d’inverser l’identité de genre d’un enfant ou son orientation sexuelle est extrêmement contraire à l’éthique et une législation doit mettre fin à de telles pratiques qui entraînent des morts chez les LGBTQ+, rappelle la pétition. Nous vous demandons respectueusement de l’aide pour interdire cette pratique connue sous le nom de thérapie de conversion et nommer la loi en l’honneur de Leelah Alcorn.»

Photo Lazer Princess (Tumblr)