Des faits survenus courant décembre 2014 nous ont choqué.e.s puis alarmé.e.s. Nous nous interrogeons aujourd’hui sur l’état de l’homophobie et de la transphobie dans le monde.

En Égypte, deux événements sont survenus. D’une part, huit jeunes hommes avaient été condamnés pour «publication d’images indécentes» après avoir été accusés d’apparaître dans la vidéo d’un «mariage gay». D’autre part, 26 hommes avaient été arrêtés lors d’une descente de police dans un hammam et ont été jugés pour «débauche» sous l’œil de la caméra d’une «journaliste» qui s’est targuée d’avoir dénoncé ce lieu.

Dans ce pays, la loi n’est pas claire concernant l’homosexualité: celle-ci n’est pas illégale, mais sous couvert de débauche (par exemple) ou d’autres lois, les TPGB [trans’, pédé, gouine, bi, ndlr] sont victimes de discriminations, d’arrestations, voire pire.

Loin de nous l’idée de poser ici un quelconque jugement ou une quelconque tentative d’explication fallacieuse sur le pourquoi du comment. Un constat, simplement alarmant!

Selon une carte datant de 2014 mise en ligne par ILGA, 78 pays condamnent l’homosexualité par des peines de prison et/ou des châtiments corporels, et dans 5 pays, c’est la peine de mort! Récemment en Syrie, c’est en jetant d’un toit deux hommes que cette peine a été appliquée.

Pourquoi ces lois (ou absence de loi) visent particulièrement les TPGB? Les réponses sont si multiples que nous ne nous risquerons pas à en apporter une trop simple. Politique, religion, «culture», bouc émissaire, etc. La complexité de la question est extrêmement large.

Il ne s’agit pas de faire une longue (beaucoup trop longue) liste des exactions commises à l’encontre des TPGB à travers le monde, mais bien de se poser la question de ce qu’on peut faire à notre échelle pour que cela cesse. Nous avons conscience de nos privilèges. Certes nous nous battons pour l’égalité des droits pour tou.te.s dans notre pays, mais ne nous rendons pas aveugles au reste du monde.

La vraie question est: que fait-on?

QueerFarnaüM, collectif militant nantais trans’, pédés, gouines et féministes