Aux États-Unis, une mère a fait parvenir au Huffington Post une lettre écrite par son fils âgé d’une dizaine d’années, dans le cadre d’un exercice scolaire. Avec toute la candeur dont seul.e.s les enfants sont capables, il y fait part de ses souhaits:

«Cher Père Noël,

Je voudrais l’égalité pour tout le monde, noir, blanc, marron, homo, trans’, ou de toute autre race (sic). Je veux que toutes les familles s’aiment, même si elles sont trans’ ou homo. Je veux qu’il n’y ait plus de fusillades, plus de haine, et de racisme. Ma grande sœur s’appelle Molly. Avant on l’appelait Sam mais elle a fait son coming-out trans’ quand elle avait 18 ans. Elle a pris des hormones qui font qu’elle ressemble plus à une fille. Heureusement ma famille et moi avons accepté, mais certaines familles ne sont pas comme ça. Des gens tuent leur enfant car ils sont trans’ ou homos. Je veux que ça s’arrête, et qu’on commence à s’aimer.»

La mère de cet enfant a raconté que lorsque son fils a lu sa lettre devant toute la classe, son instituteur a fini en larmes et ses camarades ont reçu l’information sans sourciller: «Il est évidemment très attentif à ce qui se passe. Il pose beaucoup de question et fait preuve de beaucoup d’empathie. Il a un grand cœur et est très fier de sa sœur. Nous n’avons eu que du soutien de la part de toute le monde, mais je sais qu’il faut que les esprits évoluent et que les gens doivent être éduqués. Si j’élève un jeune homme pour qu’il ait une voix et qu’il défende ses idées, alors j’en serais immensément fière. Je ne crois qu’il se rende déjà compte qu’il a le pouvoir d’émouvoir les gens et de les toucher avec ses mots.»

Alors que Leelah Alcorn, une adolescente trans’ américaine vient de mettre fin à ses jours dans l’Ohio, car elle ne supportait plus l’isolement auquel sa famille l’avait forcée, cette lettre redonne un peu d’espoir…