Dans Hunger Games, elle est la révoltée Johanna Mason en guerre contre un système oppressif. Dans la vie, elle est Jena Malone, une trentenaire moins portée au cynisme et à la colère mais tout aussi charismatique. Et dans quelques mois, on la verra également à l’affiche de Batman contre Superman. Élevée au rang de star à Hollywood, l’actrice a longtemps vécu loin des villas de Los Angeles.

À l’âge de 9 ans, elle avait déjà déménagé 27 fois, a-t-elle confié au Daily Beast. «On était tellement pauvres!, se souvient-elle. On allait d’appartement en appartement et après avoir perdu un travail, on allait dans un endroit encore moins cher, puis on se faisait expulser, on vivait dans la voiture, dans des hôtels. C’était fabuleux», commente-t-elle avec une pointe d’ironie. Elle ne regrette toutefois pas ce train de vie bohème: «Je ne crois pas que c’était une enfance difficile. En fait, j’y ai même pris du plaisir et cela m’a préparée pour l’étrange vie de comédienne. C’est très beau de donner à des enfants une diversité d’endroits où vivre, cela vous amène à penser que la sécurité se construit à l’intérieur plutôt qu’entre ces quatre murs qu’on appelle maison. C’était une expérience unique de grandir ainsi et de voir la vie différemment.»

Elle doit ce détachement et cette maturité aux deux femmes qui l’ont élevée: sa mère et la compagne de celle-ci. «Elles s’aimaient, a confié Jena Malone. J’ai eu deux mamans et c’était génial. Ça double le plaisir! En tant qu’enfant, plus on reçoit d’amour, mieux c’est.» C’est avec leur soutien qu’elle a débuté sa carrière d’actrice à 11 ans. Et presque 20 ans plus tard, la réussite est au rendez-vous. En 2015, elle apparaîtra dans six films qui sortiront aux États-Unis.

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