Une cérémonie en présence de l’archevêque Anthony Fisher a eu lieu ce mardi 16 décembre à Sydney pour honorer les héros de la prise d’otages. Deux personnes ont été tuées: l’une, Katrina Dawson, a tenté de protéger une amie enceinte. L’autre était Tori Johnson. Il gérait le Lindt Chocolat Cafe où les faits ont eu lieu. D’après James Peron, le président du Moorfield Storey Institute, une organisation qui milite pour l’égalité des droits, Tori Johnson était non seulement un «homme bon» mais aussi «un homme gay».

«LE MEILLEUR COMPAGNON»
Cela n’a pas été confirmé par la police pour le moment, mais plusieurs témoins racontent que Tori Johnson s’est jeté sur le preneur d’otages, permettant ainsi à plusieurs personnes de quitter le café. Au cours de l’affrontement entre les deux hommes, un coup de feu est parti, ce qui a poussé la police à intervenir. Mais Tori Johnson n’a pas pu être sauvé. «Il n’est pas rentré chez lui ce jour-là, il est mort à l’hôpital, indique James Peron sur le Huffington Post. Il n’a jamais pu redire à Thomas Zinn, son compagnon depuis 14 ans, qu’il l’aimait.» La famille de Tori Johnson et son compagnon ont publié le communiqué suivant: «Nous sommes si fièr.e.s de notre Tori, qui a quitté cette terre mais qui restera pour toujours dans nos cœurs comme le meilleur compagnon, le meilleur fils et le meilleur frère qu’on aurait pu espérer.»

Le Premier ministre australien Tony Abbott a honoré les deux personnes tuées au cours de la prise d’otages en les décrivant comme des «bonnes personnes», indique la BBC. Mais pour le président du Moorfield Storey Institute, cette déclaration ne change rien au fait que Tori Johnson a été traité comme un «citoyen de seconde classe» par l’État australien. «Tori et celui qui fut son compagnon pendant 14 ans, Thomas, n’ont jamais pu se marier, pas en Australie, rappelle James Peron. Tori et Thomas méritaient les mêmes droits que les autres Australien.ne.s. Mais on les leur a refusés et pour Tori, maintenant, c’est trop tard. Le Premier ministre Tony Abbott a déposé des fleurs et dit des mots gentils mais il se bat toujours pour refuser le mariage aux “bonnes personnes” comme Tori Johnson.»

James Peron appelle maintenant le Premier ministre à soutenir l’égalité des droits ou au moins à permettre un vote en conscience des élu.e.s sur la proposition de loi pour l’ouverture du mariage.

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