Chaque semaine, des personnalités américaines font leur coming-out, notamment dans le milieu sportif. En France, le phénomène est bien plus rare. Si la journaliste Bénédicte Mathieu – qui tient la chronique sportive «Terrains de Jeux» sur Yagg – relativise cette situation en rappelant que même dans le sport aux États-Unis, il n’y a «pas tant de coming-out que ça en proportion», ceux qui ont lieu se produisent toutefois dans des disciplines «emblématiques», ce qui contribue à leur visibilité.

Grâce au travail des associations, qui ont souvent d’importants budgets leur permettant de faire appel à des salarié.e.s là où la France se contente plutôt du bénévolat, les choses sont plus faciles outre-Atlantique. Une personnalité qui aura fait son coming-out pourra être mieux perçue qu’un.e homophobe. Et le succès d’Ellen Page ou de Neil Patrick Harris en témoigne. On recommande à l’inverse aux stars françaises de rester dans le placard pour ne pas cliver.

À ces différences d’approche viennent s’ajouter des différences culturelles liées aux traditions des deux pays. Et alors que les États-Unis se sont construits autour de l’idée de communauté, la France a privilégié un modèle universaliste dans lequel les différences, dont l’orientation sexuelle, seraient gommées. Une analyse de Florian Bardou (ancien stagiaire de Yagg) à lire sur Slate.

Photos Captures (Ellen Page, Neil Patrick Harris)