Des militant.e.s du Gay and Lesbian Equality Network (Glen), des représentant.e.s de la police et le secrétaire d’État à l’Égalité Aodhán Ó Ríordáin ont officiellement lancé mardi 9 décembre à Dublin une campagne intitulée «Stop aux crimes de haine contre les LGBT». Le but est d’inciter les victimes de crimes et délits LGBT-phobes à porter plainte. Car entre les violences constatées et celles recensées par la police, la différence est grande: d’après une étude de l’Agence européenne pour les droits fondamentaux, en Irlande, un tiers des personnes LGBT ont été agressées physiquement ou sexuellement et la moitié ont fait l’objet de harcèlement au cours des cinq dernières années. Mais en 2013, seules 17 plaintes liées à des motifs LGBT-phobes ont été répertoriées par la police.

Pour le secrétaire d’État, la réduction des violences ne peut être atteinte que si les victimes portent plainte: «Nous ne pourrons traiter ce problème de façon efficace que si nous recensons ces incidents et avons des données précises indiquant quand, comment et où ils ont eu lieu», a-t-il déclaré d’après un communiqué de Glen. Parmi les actes LGBT-phobes sont notamment visés les actes de vandalisme, les menaces, les intimidations et le harcèlement. Des officiers de liaison formé.e.s pour accueillir et répondre aux demandes des personnes LGBT ont été nommé.e.s et sont présent.e.s en Irlande.

Le secrétaire d’État à l’Égalité Aodhán Ó Ríordáin a par ailleurs appelé les militant.e.s présent.e.s à travailler avec lui pour améliorer la législation sur les crimes de haine. Une première ébauche doit lui être remise en mai 2015. C’est au cours de ce même mois que les Irlandais.es auront à se prononcer par référendum sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

Photo via Facebook De gauche à droite: l’agent de police Mark Houlihan, la militante pro-LGBT Hazel Cullen, le secrétaire d’État Aodhán Ó’Riordain et un responsable de l’association Glen Craig Dwyer