Pendant les manifestations du parc Gezi, en Turquie, Meryem (c’est un pseudo) a participé aux rassemblements avant de se rendre compte qu’elle pourrait être plus utile sur Twitter. Vingt-deux heures sur vingt-quatre, sur le compte @myriamonde, elle a publié et partagé les informations qu’elle pouvait vérifier. Pas de rumeur, pas de buzz, juste de l’info.

Meryem a 27 ans, des cheveux teints en rouge et des piercings. Elle est aussi Kurde, alévie et bisexuelle. Son métier: le design industriel. Son militantisme, elle le tient sans doute un peu de ses parents: sa mère a fait de la prison en raison de ses actions révolutionnaires, son père est cadre d’un des partis d’opposition. Elle aimerait que plus de gens se mobilisent, tout en reconnaissant qu’il n’est pas simple d’aller contre ce qu’elle qualifie d’endoctrinement du gouvernement. Même si tout cela est en train de changer avec internet, qui aide notamment à faire circuler les messages et à mettre en contact celles et ceux qui cherchent à s’organiser, notamment au niveau local.

Son portrait est à lire et à écouter (en anglais) sur PRI.