[mise à jour, 12/12] Ajout d’une déclaration de Marine Le Pen

Sébastien Chenu est désormais membre du Rassemblement bleu marine (RBM), a annoncé l’AFP ce jeudi 11 décembre. Jusqu’ici secrétaire national de l’UMP à l’exception culturelle, il avait aussi co-fondé GayLib, un mouvement pro-LGBT désormais associé à l’UDI. Sébastien Chenu a confié qu’il soutient désormais Marine Le Pen en raison de «la cohérence de son propos sur l’Europe comme sur les questions de société». Lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 12 décembre, Marine Le Pen a précisé que Sébastien Chenu sera candidat aux cantonales. Il sera à la tête du «collectif culture» avec Gilbert Collard.

DE NKM À MARINE LE PEN
Sébastien Chenu estime que l’UMP a une «position consternante sur le mariage homosexuel». Le nouveau président du parti, Nicolas Sarkozy, a indiqué qu’il souhaitait abroger la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. «Il aurait pu dire l’inverse devant une association gay», a commenté Sébastien Chenu. Celui-ci avait soutenu Nathalie Kosciusko-Morizet lors de l’élection municipale à Paris mais comptera désormais parmi les supporters de Marine Le Pen, qui a répété qu’elle envisage, elle aussi, «d’abolir la loi» sur le mariage pour tous.

L’arrivée de Sébastien Chenu au sein du RBM a été applaudie par le vice-président du Front national, Florian Philippot: «Il nous rejoint par patriotisme, par souci de la France, par souci de la République». Pour Sébastien Chenu, il ne semble faire aucun doute que Marine Le Pen, qui a récemment fait l’apologie de la torture, est une figure républicaine. Dans un communiqué paru le 7 octobre dernier, sous en-tête de l’UMP, il écrivait que seule la présidente du Front national et Alain Juppé (UMP) avaient «échappé au piège de la “Manif pour tous”».

DANS LE PIÈGE DU FN
«Bien que défavorable au mariage pour tous, [Marine Le Pen] a toujours précisé son souhait de reconnaître un cadre légal aux couples de même sexe, de leur apporter une protection juridique, un statut légal et de ne jamais jouer sur le registre de l’exclusion, s’en tenant à un discours parfaitement républicain et s’abstenant de défiler», indiquait alors Sébastien Chenu. Et le co-fondateur de GayLib de faire les louanges de la présidente du Front national car elle a eu le temps d’un discours en 2010 des propos moins excluants (envers les homosexuels en tout cas) qu’à l’ordinaire: «Il y a des quartiers où il ne fait pas toujours bon être une femme, un homosexuel…», avait affirmé Marine Le Pen.

Les LGBT tomberont-ils dans le piège de Marine Le Pen?, se demandait alors Yagg. Le fait que Sébastien Chenu accepte des responsabilités dans ce parti et que le FN progresse aussi bien chez les lesbiennes, les gays et les bi.e.s que dans le reste de la population constituent sans doute des éléments de réponse.

Photo Capture