Après des mois difficiles pendant lesquels des campagnes transphobes ont fleuri dans les médias du Minnesota – la Ligue de protection de l’enfance locale a fait paraître des publicités en septembre puis en novembre – un organisme fédérant 500 lycées publics et privés du l’Etat américain a adopté jeudi 4 décembre un ensemble de mesures destinées à favoriser l’inclusion des jeunes trans’ dans les disciplines sportives.

Les jeunes sous traitement hormonal pourront jouer dans l’équipe correspondant à leur genre ressenti. En l’absence de traitement, les jeunes ont la possibilité de déterminer s’ils/elles veulent rejoindre une équipe masculine ou une équipe féminine. Des installations sanitaires privées doivent également leur être fournies par les établissements. Pour bénéficier de ces dispositions, les élèves doivent se faire connaître en écrivant – sous pli confidentiel – à l’administration du lycée. Ces mesures ont été accueillies avec joie par des dizaines de personnes qui se sont réjouies de l’issue du vote. Sur les 20 votant.e.s, 18 ont été en faveur de ces avancées, une a voté contre et une s’est abstenue.

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En s’ouvrant aux jeunes athlètes trans’, le Minnesota rejoint la Californie, le Colorado, le Maine et le New Jersey, rappelle The Advocate. Et d’autres États pourraient bientôt suivre le mouvement puisque le Département de l’Éducation – l’équivalent pour les États-Unis du ministère de l’Éducation nationale en France – a précisé lundi 1er décembre qu’il convient «de traiter les étudiant.e.s transgenres conformément avec leur identité de genre» dès lors qu’un cours est destiné à une classe non-mixte.

Les opposant.e.s à l’inclusion des trans’ dans les équipes correspondant à leur identité de genre avaient fait valoir que ces élèves – et plus particulièrement les trans’ MtoF – seraient avantagé.e.s, indique MPRNews. Des arguments balayés Helen Carroll du Centre national pour les droits des lesbiennes: «Les filles trans’ correspondent parfaitement à la taille, à la musculature et au niveau en cours dans les équipes de filles», a-t-elle fait valoir en rappelant que chaque année, seul.e.s cinq étudiant.e.s demandent à bénéficier de ces mesures. Un rapport publié en 2011 par l’Association nationale de l’athlétisme universitaire confirme ces affirmations.

Ces avancées entreront en vigueur à compter de la rentrée 2015.

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