Plusieurs femmes ont témoigné de la façon parfois choquante dont elles ont été traitées par un.e gynécologue. Et si la raison de ces difficultés résidait dans la formation de ces professionnel.le.s de santé? Pour le médecin généraliste Marc Zaffran, également écrivain sous le pseudonyme de Martin Winckler, les écoles de médecine françaises enseignent aux étudiant.e.s que «les femmes sont faites pour avoir des enfants mais elles ne savent pas ce qu’elles veulent». Ces futur.e.s professionnel.le.s se croiraient donc en droit de faire des choix à la place de leurs patient.e.s.

«D’après cette perception, une femme lesbienne et une personne transgenre ne sont pas de vraies femmes, écrit le médecin, puisqu’il leur manque des organes sexuels voués à la reproduction féminine et/ou un homme pour les engrosser. Ces prémisses ne sont pas seulement sexistes, ils sont aussi, comme on le disait autrefois, bourgeois: le discours médical renforce et avalise nombre de préjugés sociaux – ici, homophobie et transphobie.»

Pour sortir de cette ornière, Marc Zaffran/Martin Winckler préconise de cesser d’enfermer les patient.e.s dans «des schémas pré-établis» et veut favoriser «une formation privilégiant la réflexion, la nuance, l’humilité, le respect de l’autre, le désir de bien faire sans faire mal et un apprentissage de l’écoute». Une analyse à lire sur École des soignants.

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