En 2013, le scénariste et réalisateur David Michael Barrett avait pu réaliser la comédie Such Good People, grâce au soutien de nombreux/euses internautes. Aujourd’hui, il signe une tribune dans The Huffington Post pour expliquer pourquoi d’après lui ce moyen de lever des fonds peut contribuer à l’essor, à la visibilité et à la diversité des projets LGBT. Lui en a fait et en fait encore actuellement l’expérience, puisqu’il sollicite à nouveau l’aide de la communauté LGBT avec le producteur et réalisateur Casper Andreas, pour permettre à un nouveau film de voir le jour, Kiss Me, Kill Me. Il l’affirme haut et fort: les circuits de production classiques ne veulent toujours pas des films LGBT: «La triste réalité du cinéma homo aujourd’hui c’est que les studios ne veulent toujours pas avoir affaire à nous, et il n’y a pas non plus beaucoup d’argent pour le cinéma homo indé. Pourtant la demande de contenu LGBT n’a jamais été aussi importante. C’est pourquoi l’appel à dons n’est pas seulement important, et pourquoi il n’est surtout pas près de disparaître. Cela a donné le pouvoir non seulement aux réalisateurs/trices, mais aussi au public LGBT lui-même, de donner le feu vert aux projets que nous voulons voir: projets qui auraient pu ne jamais voir le jour autrement.»

Tenter de financer un projet de cette manière est un risque à prendre, car certaines plates-formes de financement participatif imposent d’atteindre la somme fixée par les personnes qui gèrent le projet. En cas d’échec, elles ne touchent pas un centime. Pour David Michael Barrett, cela ajoute une pression et une stimulation supplémentaires, qui poussent à contacter et démarcher le plus de personnes possible: «C’est une perspective intimidante, l’idée de se mettre en avant soi-même et son projet devant le monde et de dire: “S’il vous plait, soutenez-moi”. Il y a aussi quelque chose de puissant dans le fait de planter son drapeau à terre et de dire: “Je fais ce film. Soyez-en”. Et il n’y a rien de plus excitant quand les gens répondent à votre projet d »une façon qui compte: avec de l’argent. Ma campagne m’a permis de me connecter avec un vaste réseau de partenaires financiers de partout dans le monde,littéralement. Il y a même eu des dons venant du Moyen-Orient et de Russie, où soutenir une comédie LGBT peut être considéré comme un acte de provocation politique. Quand on reçoit un don comme celui-là, on ne peut s’empêcher de penser que nous sommes une communauté globale.» Il reste encore cinq jours pour apporter votre soutien au film Kiss Me, Kill Me.

À lire sur The Huffington Post.

Photo Rocío Lara