Au Tchad, le président Idriss Déby pourrait promulguer un projet de loi pénalisant les relations entre personnes de même sexe. Une loi punissant «l’homosexualité aggravée» pourrait également entrer en vigueur en Gambie. Autant de mesures qui font craindre le pire pour la sécurité des personnes LGBT en Afrique où, sur 54 États, 38 condamnent l’homosexualité.

Mais si l’homophobie semble ancrée dans les mentalités de certaines populations, les activistes des droits humains peuvent quand même se targuer de quelques victoires. En Ouganda, la loi «anti-homosexualité» a ainsi été annulée pour cause d’inconstitutionnalité. Une ONG implantée au Kenya a par ailleurs gagné un procès contre l’administration qui avait pris la décision transphobe de refuser de la répertorier parmi les ONG officielles au motif que trois de ses membres sont des femmes trans’. Une juge a considéré qu’il s’agissait là d’un traitement «injuste, injustifié, qui méconnaît la raison et viole les règles basiques de la justice».

Pour la militante Fareen Walji, il faut se souvenir des combats qui restent à mener sans pour autant oublier de se réjouir à chaque fois que «les personnes trans’ sont traitées comme n’importe quelle autre personne et que les citoyen.ne.s LGBTQI bénéficient des mêmes droits à vivre leur vie que leurs pairs hétérosexuel.le.s». À lire sur le Huffington Post.

Photo Jacqueline Kasha (Uganda Pride)