Après la fuite de l’ébauche de proposition de loi sur le changement d’état civil des personnes trans’ et les réactions fermes des associations, auxquelles les auteur.e.s du texte répondent, pour l’instant, par le silence (lire Face aux critiques contre leur proposition de loi sur le changement d’état civil, les député.e.s socialistes gardent le silence), Homosexualités et Socialisme (HES) appelle à «un dialogue pragmatique». Dans un communiqué publié à la veille de l’Existrans, l’association affirme que «ce projet est né d’un dialogue, sans aucun doute imparfait, avec des associations trans’» et estime que «rejeter ce projet de proposition de loi serait une faute politique majeure»:

«Jamais en France la majorité parlementaire en place n’avait formulé en ces termes une avancée législative pour commencer à régler, en droit et conformément à nos usages juridiques, la situation aujourd’hui inhumaine des personnes trans’, souligne HES. Jamais n’avait été formulé aussi nettement l’abandon de l’indépassable préalable médical. C’est pourquoi HES appelle au dialogue autour de ce projet et se tient à la disposition de quiconque dans ce but.

«Ce qui est en jeu, ce n’est pas le futur bilan de la majorité parlementaire ou du PS. Ce qui est en jeu, ce n’est pas la trace de la présidence Hollande. Ce qui est en jeu, c’est la vie quotidienne des personnes trans. Cette exigence mérite que nous avancions pas à pas, le plus pragmatiquement possible, vers la meilleure solution juridique atteignable. Nous savons que cette meilleure solution n’est pas le statu-quo.»

Photo Xavier Héraud