Le travail d’Allie George, prof trans’ qui se définit comme non binaire et dont The Guardian publie le témoignage, l’emmène dans plusieurs établissements, ce qui l’expose parfois à des comportements transphobes de la part de ses collègues. Car si la thématique des discriminations à l’encontre des gays et des lesbiennes a une place à l’école, les questions trans’ sont en grande partie passées sous silence. Extraits:

«Dans certaines écoles, c’est difficile de cerner si l’homophobie, la biphobie et la transphobie existent. Beaucoup donnent le change avec des posters de Stonewall, la plus grosse association britannique pour les lesbiennes, les gays, et les bi.e.s, sur les murs. Mais quand on rentre dans le vif du sujet, elles ne mettent pas en pratique ce qu’elles prônent. J’ai été par exemple dans des écoles où les professeurs avaient des dépliants Stonewall dans leurs bureaux, mais ne faisaient rien pour lutter contre la phrase “that is so gay” (“c’est trop naze”) qui était utilisée de façon très désinvolte en classe.»

Allie George est dans le placard, ce qui conduit à des situations compliquées: «Je ne peux pas me bander la poitrine, ce qui habituellement atténue la dysphorie, le sentiment que mon corps ne reflète pas vraiment mon genre. Pour moi, les sentiments de dysphorie varient – certaines personnes trans’ subissent une dysphorie forte, fréquente, perpétuelle, d’autres ne la ressentent pas du tout. Comment je présente physiquement peut soulager cela: je favorise les jupes, mais aussi les chemises, les cravates et les chaussures basses. Je préfère toujours prendre une tasse de thé supplémentaire le matin plutôt que de me maquiller, et je garde mes cheveux courts pour maintenir une apparence professionnelle. Dans certaines écoles, même mon apparence modérément masculine prête parfois à confusion: “Mademoiselle, pourquoi vous portez une cravate?” est une question habituelle bien que la cravate fasse souvent partie de l’uniforme.»

À lire sur The Guardian.