Anne Hidalgo, maire de Paris, devrait inaugurer demain, samedi 18 octobre, une plaque à la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot, brûlés vif le 6 juillet 1750 dans la capitale en raison de leur homosexualité. Cette plaque, on la doit à Ian Brossat qui, après une question sur ce sujet lors d’un chat sur Yagg, avait fait voter un vœu «relatif à un hommage de la Ville de Paris à Bruno Lenoir et Jean Diot» au Conseil de Paris  en mai 2011 (lire Le Conseil de Paris rend hommage au dernier couple homosexuel exécuté en France).

Voici ce que disait le vœu:

«Le 4 janvier 1750, à 23h30, au croisement de la rue Montorgueuil et de la rue Saint-Sauveur, Bruno Lenoir, garçon cordonnier d’une vingtaine d’années, et Jean Diot, domestique de 40 ans, ont été arrêtés en raison de leur homosexualité».

«Emprisonnés à la prison du Châtelet, leur procès et son verdict témoignent de l’acharnement judiciaire auquel étaient confrontés les homosexuels français du siècle des Lumières. En effet, chacun d’entre eux a été condamné à la confiscation complète de leurs biens avant la peine de mort par un bûcher dressé place de Grève, et la dispersion de leurs cendres. Bruno Lenoir et Jean Diot sont donc brûlés vifs publiquement le 6 juillet à 17h. Pour le seul crime d’homosexualité. Il s’agit du dernier couple exécuté en France pour cette raison.»

La plaque se trouve à l’angle des rues Montorgueil et Bachaumont dans le IIe arrondissement.

Photo Karim Hammour