Les Palaos, un archipel située dans le Pacifique ouest en Micronésie et qui compte un peu plus de 20000 habitants, vient d’abolir sa loi criminalisant les relations sexuelles entre hommes.

Lors de son dernier Examen périodique universel aux Nations Unies en 2011, la République des Palaos avait reçu plusieurs recommandations, notamment celle d’abolir la loi punissant les relations sexuelles entre hommes. Le gouvernement s’était alors engagé à agir et à réviser l’article 2803 de son code pénal, qui disposait: «Toute personne qui a volontairement et illégalement eu des relations sexuelles de manière non naturelle avec une personne de même sexe ou du sexe opposé, ou qui a eu un lien charnel avec une bête de quelque manière que ce soit, sera reconnue coupable de sodomie et pourra être emprisonnée pour une période qui n’excédera pas les dix ans; sous réserve que le terme “sodomie” recouvre tout ce qui est parfois désigné comme des “crimes contre nature abominables et détestables”».

Au même moment, les Seychelles s’étaient aussi engagées à revoir leur législation sur ce point, mais ne l’ont à ce jour pas encore fait.

«LES PALAOS ONT MIS LES DROITS HUMAINS EN PRATIQUE»
Depuis les Fidji en 2010, aucun pays du Pacifique n’avait dépénalisé l’homosexualité. «Le chemin des Palaos vers la dépénalisation est l’exemple parfait de la façon d’éliminer ces lois obsolètes et discriminantes vers un changement législatif progressiste, a déclaré le chef exécutif de Human Dignity Trust, Jonathan Cooper. Le bénéfice de légiférer plutôt que d’attaquer en justice pour se débarrasser de ces lois criminalisant les homos signifie qu’un individu n’a pas besoin d’être forcé à passer par la justice pour faire respecter ses droits. Les Palaos ont mis les droits humains en pratique. Elles montrent l’exemple aux pays qui restent et qui continuent à criminaliser des adultes de même sexe consentants.»

Photo Binter