Depuis que le Paris Foot Gay a dénoncé l’usage du mot «pédé» par un supporter marseillais, des injures et des menaces homophobes sont adressées à l’association. Pour l’avocat des Ultras de Marseille, de tels propos s’expliquent par le «contexte culturel local (fût-il contestable)». Des déclarations qui font réagir la Fédération sportive gaie et lesbienne (FSGL) ainsi que l’Inter-LGBT qui ont publié ce mardi 14 octobre un communiqué commun:

«L’Inter-LGBT et la FSGL rappellent qu’aucune circonstance, fût-elle locale ou culturelle, ne peut venir excuser ou justifier un comportement répréhensible par les lois de la République qui s’appliquent à toutes et tous sur le territoire national (loi du 21 février 2014 contre les discriminations). L’Inter-LGBT et la FSGL s’étonnent de la lecture pour le moins partiale, si ce n’est partisane, que font les représentants de la loi, de ce qui se traduit dans les faits par des insultes, des actes, des paroles constituant une discrimination directe envers des personnes pour des raisons d’orientation sexuelle. L’Inter-LGBT et la FSGL rappellent également que les actes et paroles homophobes sont à l’origine directe de nombreux suicides chez les personnes qui se sentent visées directement par ces insultes gratuites qui n’ont aucune place dans le sport.»

La FSGL a par ailleurs signalé à Facebook, sans succès, une vidéo dans laquelle le supporter marseillais lance à la cantonnade «Les Stéphanois, c’est des pédés!» avant d’être repris par la foule de supporters massée devant lui.

Des responsables politiques ont également apporté leur soutien au Paris Foot Gay:

 

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