Organisé par l’association Les Enfants d’Arc-en-ciel et l’Union des Familles Laïques (Ufal), le colloque «Repenser la filiation: un enjeu de progrès» s’est tenu samedi 11 octobre. Cette rencontre entre les organisations visait à présenter les limites de la filiation pseudo-procréative d’une part, puis à aborder les réformes de la filiation dans un second temps. Étaient entre autres présent.e.s pour intervenir et partager leur expérience et leur réflexion sur ces sujets Dominique Mennesson, Éloïne Thévenet Fouilloux, vice-présidente des Enfants d’Arc-en-ciel, la chercheuse Karine Espineira, le juriste Daniel Borrillo, ou encore Thomas Linard de l’Inter-LGBT.

UNE QUESTION POUR TOUTES LES FAMILLES
La présidente des Enfants d’Arc-en-ciel Nathalie Allain-Djerrah a fait part de sa grande satisfaction, suite à cette première collaboration avec l’Ufal: «Il y a une vraie volonté de créer un débat apaisé, explique-t-elle à Yagg. Pendant les débats sur le mariage pour tous, et encore aujourd’hui, il y a eu des mots qui ont été brandis comme des étendards, et certain.e.s ont réduit cette problématique à une question exclusivement homoparentale. Mais la filiation et la réflexion qui l’entoure, cela concerne toutes les familles! Ce colloque a été l’occasion d’engager cette réflexion, de dégager des pistes, pas de diffuser un prêt à penser.» Le colloque ayant été filmé dans son intégralité, il sera accessible prochainement.

L’UFAL COMME ALLIÉE
Autre dimension symbolique de cette rencontre, le fait qu’elle se soit déroulée dans les locaux de l’Union nationale des associations familiales (Unaf), qui depuis longtemps s’oppose à ce que soient représentées les associations homoparentales en son sein et rejettent leur demande d’affiliation, comme cela avait été le cas en 2012 avec l’ADFH. Mais des progrès pourraient voir le jour prochainement, puisque l’Ufal s’est désormais engagée à accompagner plusieurs associations homoparentales, comme l’ADFH ou l’AGPL, mais aussi Contact, pour faciliter leur adhésion aux Udaf et à l’Unaf.

Photo Nathalie Allain-Djerrah