«Je suis désemparé, abasourdi», confie Pierre Schydlowski. Samedi 11 octobre, il a été mis en garde à vue car il était soupçonné de détenir des produits stupéfiants. Lorsqu’il est rentré dans la caserne de Versailles où il réside, son véhicule a été contrôlé et la police a effectué une perquisition dans sa chambre. C’est là que 2,5 grammes de cocaïne ont été retrouvés d’après le procès-verbal qu’a pu consulter Pierre Schydlowski.

Il assure que cela ne lui appartient pas mais on lui a rapidement notifié la perte de son emploi comme de son logement. Il attend maintenant l’officialisation de cette décision. Cette affaire survient alors que Pierre Schydlowski a récemment lancé une pétition pour réintégrer l’école d’officiers de Saint-Cyr. Exclu après avoir été violé, il voulait interpeller le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian pour pouvoir bénéficier du diplôme de l’école. Il se retrouve désormais sans formation reconnue et sans travail. Faut-il voir là une machination de l’armée? Pierre Schydlowski se demande plutôt s’il ne s’agirait pas de «camarades qui veulent se venger».

«Si je reste dans l’armée, je suis coincé, constate-t-il. C’est dans la suite de ce qui s’est passé en Allemagne. Des gens m’en veulent.» Il ne sera toutefois pas condamné pour la présence de stupéfiants chez lui puisque le procureur aurait décidé de ne pas le poursuivre.

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