L’union civile, «el Acuerdo de Vida en Pareja» ou AVP, a été votée par les sénateurs/trices chilien.ne.s mardi 7 octobre. Cette proposition de loi a été présentée en 2011 par l’ancien président Sebastian Piñera . En janvier, le Sénat avait estimé que la proposition de loi devait être examinée en plénière, actant le principe d’une législation sur la question. Le texte doit encore passer l’étape de l’Assemblée nationale, ce qui sera fait dans les semaines à venir. Mais il s’agit néanmoins d’une victoire pour ceux et celles qui soutiennent l’égalité.

Les débats ont été sensiblement houleux, et les parlementaires opposé.e.s à cette avancée ont tenté à plusieurs reprises de limiter les bénéfices de l’AVP. À l’inverse, plusieurs amendements ont été rejetés, l’un prévoyait par exemple d’exclure les couples hétérosexuels de l’AVP. Enfin, si les militant.e.s pour la reconnaissance des couples de même sexe et l’homoparentalité ont assisté silencieusement aux séances, les opposant.e.s à l’égalité présent.e.s dans les tribunes n’ont pas hésité à intervenir pendant les discussions.

L’association chilienne Movilh a fait part de sa satisfaction et a rappelé que l’adoption de cette loi est une suite logique dans les progrès accomplis ces dernières années: «Dans les années 90, les personnes homosexuel.le.s et les personnes trans’ étaient des criminel.le.s aux yeux de la loi qui a finalement été abrogée. Puis, avec la loi anti-discrimination, nous avons acquis une certaine protection contre l’homophobie et la transphobie [suite au meurtre du jeune Daniel Zamudio en 2012, ndlr]. Aujourd’hui, nous passons à l’égalité non seulement pour les personnes LGBTI, mais à la construction de la famille et de l’amour. L’AVP est la reconnaissance de la diversité de la famille.»

Photo Movilh