Le National Women’s Law Center américain a lancé une souscription pour financer la lutte contre l’inégalité des salaires entre hommes et femmes. Comme le souligne Sarah Silverman dans la vidéo ci-dessous, à travail égal, une femme est payée en moyenne 78 cents et un homme un dollar, quelle que soit la profession (médecin, prof, mineur…). Une femme perd ainsi 11000 dollars par an, soit 500000 dollars sur une carrière.

Dans le spot, l’humoriste explique qu’elle a donc décidé de devenir un homme. Ce qui lui donne l’occasion de comparer les pénis pour choisir celui qu’elle voudrait… et de dire adieu à ses seins, baptisés Isles et Rizzoli. Mais peut-on, pour faire passer un message, se servir d’une minorité, au risque de l’invisibiliser un peu plus? En regardant la vidéo, la question se pose:

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Les réactions sont arrivées très vite, d’un côté celles qui se réjouissent que Sarah Silverman fasse passer simplement et avec humour un message tout aussi simple mais qui a dû mal à s’imposer, de l’autre celles qui regrettent que des blagues tournent encore, en 2014, autour du changement de sexe. En clair, de nombreux/ses trans’ (ou allié.e.s) en ont assez que la transidentité serve de prétexte à l’humour. Certain.e.s vont jusqu’à envisager que Sarah Silverman ait tout bêtement complètement oublié l’existence des trans’:

La militante trans’ Janet Mock résume les choses en deux phrases: «La réassignation sexuelle n’aide pas à évoluer dans le monde du travail. Posez la question à l’une des populations les plus sous-employées: les personnes trans’.»