Contrairement au message que tente d’imposer la «Manif pour tous», toutes les familles ne reposent pas sur le modèle «père-mère-enfant». Loin de cette «vision biologisante», l’Union des familles laïques (Ufal) considère la famille comme «une construction sociale et symbolique» et pas «un fait naturel». Avec l’association Les Enfants d’Arc en Ciel, elle organise ce samedi un colloque à Paris. «L’enjeu est de taille, soulignent les deux associations. Il n’est rien de moins que l’acceptation de toutes les familles, dans toute leur diversité, et l’octroi de droits identiques.»

Deux tables rondes sont organisées. Lors de la première, intitulée «Les limites de la filiation pseudo-procréative», interviendront Xavier Gadrat, ancien juge aux affaires familiales, secrétaire national du Syndicat de la Magistrature, Dominique et Sylvie Mennesson, co-présidents de l’association C.L.A.R.A. (et à l’origine de la décision de la CEDH sur la transcription de l’état civil des enfants né.e.s par GPA), Éloïne Thévenet Fouilloux, vice-présidente de l’association Les Enfants d’Arc en Ciel et Karine Espineira de l’Université de Nice – Sophia Antipolis. La seconde, «Réforme(s) de la filiation», donnera la parole à Daniel Borrillo, professeur de droit, chercheur associé au CNRS, Laurie Marguet, doctorante contractuelle en droit public, Marie Mesnil, ATER en droit privé, et Thomas Linard, auteur de Filiation dès la naissance.

Pour assister au colloque, l’inscription se déroule sur le site de l’Ufal.

Photo Equality Michigan