Lors d’une assemblée générale extraordinaire, les administrateurs/trices du 190 ont voté à l’unanimité la poursuite de l’activité jusqu’au prochain conseil d’administration. Celui-ci aura lieu le 23 avril 2015 et les administrateurs/trices décideront alors de la conduite à tenir compte tenu des difficultés que connaît ce centre de santé sexuelle parisien qui accueille un grand nombre de personnes LGBT.

Dans un communiqué, le 190 se réjouit du soutien que lui apportent la mairie de Paris et la région Ile-de-France. La municipalité «s’est publiquement engagée sur une subvention triennale et sur la mobilisation de ses services pour l’obtention de locaux adaptés à notre activité, indique le 190. Elle est d’ores et déjà intervenue auprès de l’acquéreur des locaux actuels pour solliciter un délai qui a été obtenu. L’acquéreur nous a personnellement confirmé son accord.» La région a quant à elle promis d’apporter «son soutien avec une subvention triennale, et le financement pour moitié des travaux nécessaires à l’emménagement dans de nouveaux locaux, ainsi que le financement du matériel».

Ces bonnes nouvelles ne suffisent pas toutefois à sécuriser de façon durable la situation du 190. «Nous constatons un déficit de 220000 euros, signale l’organisme. Cette somme représente le cumul de quatre années d’exercice structurellement déficitaires, mais elle est bien inférieure à ce qui peut être constaté dans d’autres centres de santé qui, contrairement au 190, ont la chance de bénéficier du soutien de l’État. Après les institutions locales, ce sont donc les institutions nationales qui doivent maintenant se mobiliser. Nous n’avons que sept mois pour trouver des solutions pérennes. Que les pouvoirs publics remplissent leur mission, rien de plus.»