La première fois que la Yagg Team a rencontré Marie Amachoukeli et Claire Burger, elles venaient de remporter le César du meilleur court-métrage. Aujourd’hui, le duo – qui s’est mué en trio avec Samuel Theis – célèbre sa Caméra d’or, attribuée à Party Girl lors du dernier festival de Cannes.

Si vous n’allez voir qu’un film cette semaine, choisissez Party Girl. Au moment de lui décerner la Caméra d’or, Nicole Garcia l’a qualifié de «sauvage, généreux et mal élevé», trois adjectifs que Samuel, Claire et Marie s’approprient volontiers. À juste titre. Tenter de faire rentrer le film dans une case serait une perte de temps. «C’est du cinéma de la prise de risque», commente seulement Samuel Theis, qui joue aussi dans le film.

Le point de départ de l’histoire, c’est la vie d’Angélique Litzenburger, mère de Samuel, danseuse de cabaret et actrice principale du film. La frontière entre réalité et fiction est malicieusement floue, le trouble entretenu par le fait que chacun.e joue son propre rôle. Une réalisation moins fine aurait pu faire craindre un certain voyeurisme où il n’y a en fait que vérité.

Et si la bande-annonce peut donner l’impression d’un film sombre et dur, Party Girl, en réalité vif, et franc, laisse en souvenir une joie inattendue.

Dans l’entretien qu’elles et il ont accordé à Yagg, Marie Amachoukeli, Claire Burger, Angélique Litzenburger et Samuel Theis évoquent la réalisation à trois, le travail avec des acteurs/trices non professionnel.le.s, le rôle de la musique – en particulier celle de Chinawoman – dans le film ou l’avenir d’Angélique au cinéma.

Si la vidéo ne s’affiche pas, cliquez sur Party Girl: Rencontre avec l’équipe d’un film indispensable