Dans le cadre de sa pastille «Ils ont fait l’actu», France Info est allé voir Virginie Merle-Tellenne, alias Frigide Barjot, pour savoir si sa famille et elle avaient quitté leur domicile après la décision de justice du 30 octobre dernier.

Pour l’instant, non, mais c’est juste «le temps de l’acquisition d’un nouveau logement, explique l’ex-égérie de la «Manif pour tous». (…) Nous partirons.»

Le journaliste Jean-Baptiste Urbain l’interroge alors sur sa disparition du paysage médiatique. «Cette scène médiatique, je ne l’ai jamais choisie. Ce n’est pas l’absence de micro qui a été problématique, c’est simplement que le message ne passait plus. Et en revanche ça m’a éloignée de tous ces gens qui ont compris que la réalité pour laquelle nous nous étions mobilisés n’était pas le couple homosexuel, mais bien ce que la loi cachait, le changement de l’engendrement humain à travers le changement d’une filiation qui ne serait plus liée aux origines biologiques. C’est seulement là-dessus que nous sommes descendus, jamais contre l’homosexualité ou les personnes homosexuelles.»

A-t-elle le sentiment que le mouvement contre la loi Taubira a relancé l’homophobie? La réponse est moins assumée qu’en mars dernier: «Il n’y a pas eu de problème d’homophobie au début, c’est venu ensuite par une manipulation du message premier.

«Je demande pardon à tous ces gens qui ont subi cette violence et que j’ai subie moi-même.»

Des regrets? Non. Enfin si, qu’il n’y ait toujours pas assez de débat…

Photo BC (21 avril 2013)