[mise à jour, 14h30] Précisions.

Une équipe de chercheurs/euses de l’Université de l’Indiana, aux États-Unis, s’est intéressée aux liens qui peuvent exister entre fréquence des orgasmes et orientation sexuelle. Plus de 6000 célibataires, âgé.e.s de 21 à 65 ans, issu.e.s d’un échantillon représentatif au niveau national, ont répondu à un questionnaire en ligne. Les répondant.e.s devaient indiquer leur genre (homme, femme ou autre mais seules les réponses des deux premières catégories ont été retenues), leur orientation sexuelle (hétéro, gay/lesbienne ou bi.e) et un pourcentage du nombre de fois où ils/elles ont un orgasme avec un.e partenaire habituel.le.

Un peu moins de la moitié des réponses ont été analysées pour l’instant, celles de 1497 hommes et 1353 femmes qui avaient eu des relations sexuelles dans les 12 derniers mois. Ces premiers résultats ont été publiés lundi 18 août par le Journal of Sexual Medicine. Côté hommes, les résultats sont à peu près les mêmes, que le répondant se définisse comme hétéro (un taux d’orgasme de 85,5%), gay (84,7%) ou bi (77,6%). Chez les femmes, en revanche, les chiffres varient bien plus nettement.

Ainsi, alors que les hétérosexuelles disent avoir des orgasmes dans 61,6% des cas et les bies dans 58% de leurs rapports, les lesbiennes, elles, font état d’un taux de 74,7%.

Pour les chercheurs/euses, cette disparité pourrait résulter du fait que les «femmes qui s’identifient comme lesbiennes sont plus à l’aise avec le corps féminin, qui leur est plus familier, et donc, en moyenne, plus à même de déclencher un orgasme chez leurs partenaires féminines».

i like girls

Une telle étude pourrait permettre de mieux comprendre les orgasmes, ce dont bénéficieraient tous les couples, a indiqué l’un des chercheurs, Justin R. Garcia, au Huffington Post. «De plus, dans la mesure où l’absence d’orgasme est vue comme un problème commun et non-désiré, en savoir plus sur l’orgasme dans une relation entre personnes de même sexe peut permettre de traiter les hommes et les femmes dans des relations avec des personnes de même sexe comme de sexe opposé. Par conséquent, ces résultats peuvent contribuer à la promotion d’une meilleure appréhension, plus positive, de la santé sexuelle.»

Illustration Fabien Guenot
Photo via imgur