Il y a du nouveau sur le web du côté des médias lesbiens, avec We Are Les Filles, qui se présente comme une plate forme de médias, dont le but est de proposer un meilleur accès aux webséries non francophones (notamment en les sous-titrant), mais aussi à d’autres contenus culturels inédits, par et pour les lesbiennes.

C’est avec F to 7th, une websérie new-yorkaise, que Néole, qui est à l’origine de ce projet, a lancé le site de We Are Les Filles: «La web-série est un format formidable! C’est à la fois divertissant, ça touche un large public et ça permet de faire passer des messages, explique-t-elle. F To 7th est totalement décalée si l’on compare à ce qu’on a pu voir en France jusqu’à présent. Elle est un bon contrepied à The L Word qui a été une révolution à son époque et qui a sorti les lesbiennes du placard. Mais maintenant il faut continuer, voir d’autres choses…» Un format court pour un ton aussi caustique que réjouissant, F To 7th donne tout de suite la couleur (et donne aussi l’occasion de retrouver les actrices et la réalisatrice du film d’horreur Lyle, dont Yagg vous parlait cette semaine). Mais Néole tient à pouvoir proposer des genres différents: «Je sélectionne les séries qui m’interpellent et je teste mes choix auprès de quelques personnes. Je me base sur la qualité de la série, surtout au jeu des acteurs et actrices, sur son message et ce qu’elle raconte, et sur la diversité. Par exemple, la prochaine série sera totalement différente et s’adressera à un public beaucoup plus jeune.»

Une mise en avant des webséries mais pas que, car We Are Les Filles a aussi l’ambition de proposer des contenus sous différentes formes et supports grâce à une partie blog: «Certaines préfèreront les vidéos, d’autres les textes, d’autres la musique, prévoit Néole. Le but étant d’aider les lesbiennes jeunes et moins jeunes à se construire, à s’épanouir. Ouvrir à du contenu venant de l’étranger, c’est aussi le moyen d’apporter des choses positives. J’ai eu la chance de pas mal voyager dans des pays beaucoup plus ouverts que le nôtre. Et je me suis rendu compte qu’il y avait des endroits où les livres gays et lesbiens pour enfants étaient mis en avant dans les bibliothèques municipales, dans les salles de classes… Que dans beaucoup de pays aussi, la PMA avait été accessible aux lesbiennes avant même qu’il y ait eu le mariage (certains États des États-Unis, la Nouvelle-Zélande, pour ne citer que deux exemples). Il faut le dire, en parler. Le positif attire le positif.»

Enfin, la créatrice de We Are Les Filles attend de pied ferme les contributrices qui souhaitent apporter leurs idées et leur savoir faire, l’objectif étant de développer l’aspect participatif du site: «Je suis une fille qui aime les filles, je fais partie de ce groupe mais je n’ai pas créé WALF pour diffuser mon unique point de vue. Je pense que la diversité est une force, un fantastique enrichissement.»

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