Les résultats d’une étude menée en Italie et au Royaume-Uni montrent que les enfants et les jeunes qui ont lu Harry Potter ont tendance à adopter des comportements plus tolérants envers les groupes de personnes stigmatisées, dans le cas présent les migrant.e.s, les homosexuel.le.s et les réfugié.e.s.

«Les résultats d’une intervention expérimentale avec des enfants de l’école élémentaire et de deux échantillons avec des lycéen.ne.s et des étudiant.e.s soutiennent notre principale hypothèse, affirment les chercheurs/euses. L’identification avec un personnage principal (à savoir Harry Potter) et la désidentification du personnage négatif (Voldemort) modèrent cet effet.» Des résultats finalement très cohérents avec les partis pris mis en avant par l’auteure elle-même, qui a toujours affirmé avoir voulu véhiculer des valeurs d’égalité, de tolérance, d’intégrité et de courage à travers ses personnages, celui d’Harry Potter bien sûr, mais aussi ceux et celles qui l’entourent, comme Dumbledore, qu’elle avait en quelque sorte «outé» en 2007.

«Harry Potter a de l’empathie pour les personnages qui viennent de catégories stigmatisées, essaie de comprendre leurs souffrances et d’agir pour la justice sociale, a affirmé Loris Vezzali, qui a dirigé la recherche, au Huffington Post. Mes collègues et moi pensons donc que les sentiments d’empathie sont un facteur clef pour amener vers une réduction des préjugés.»

De quoi donner envie de se replonger cet été dans les péripéties poudlardiennes du plus célèbre des sorciers…

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Photos Warner Bros. France / The Chive