Directeur d’une agence qui met en relation des gestatrices et des couples hétérosexuels à Kiev, Dmitro Pugach estime que pendant la grossesse, une certaine distance doit être observée: «Les gestatrices veulent qu’on les laisse tranquilles, a-t-il confié à Taina Tervonen et Mathieu Nocent, les auteur.e.s du blog Sautez dans les flaques. Elles ont une famille, un mari, des enfants. Elles veulent préserver leur vie privée. Et nous souhaitons les protéger, protéger l’enfant et protéger la grossesse de tout événement qui pourrait provoquer des chocs émotionnels.»

Payées 20000 dollars pour l’ensemble de la grossesse, ces femmes ont entre 21 et 39 ans et subissent des examens psychologiques et physiologiques avant d’être agréées par l’agence. Seule une candidate sur dix est retenue et le choix de la gestatrice est fait par les parents d’intention à qui l’on en présente plusieurs. Suivant la nationalité des parents, des difficultés plus ou moins grandes peuvent être rencontrées d’un point de vue légal.

Contrairement aux idées reçues, c’est la dimension altruiste plus que la motivation financière que Dmitro Pugach fait prévaloir dans son agence: «Si la première réponse d’une femme à un psychologue qui lui demande pourquoi elle veut porter un enfant pour autrui est “pour l’argent”, nous ne la choisirons pas. La GPA est une grossesse “artificielle”, ce n’est pas une grossesse “naturelle”. Je suis persuadé que si une femme fait cela sans croire profondément au bien-fondé de son don de gestation, elle ne tombera jamais enceinte.» À lire sur Sautez dans les flaques.

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