Dans une interview pour The Advocate, l’actrice Keira Knightley est revenue sur le film culte Joue-la comme Beckham, dans lequel elle jouait une ado passionnée de football –que sa mère s’évertue à prendre pour une lesbienne– et qui se lie d’amitié avec Jess (jouée par Parminder Nagra), qui de son côté doit cacher qu’elle tape dans le ballon rond à sa famille indienne qui cherche à la marier. Sortie en 2002, cette comédie britannique de la réalisatrice Gurinder Chadha avait remporté un grand succès en véhiculant un message non seulement féministe, mais aussi très lesbienne-friendly.

«Je n’avais que seize ans quand j’ai fait ce film, se souvient l’actrice, alors je ne me rendais pas compte de l’impact qu’il a eu sur les femmes, homos ou hétéros. Tant de femmes sont venues vers moi pour me dire à quel point ce film signifiait beaucoup pour elles. Je suis assez fière de ce message féministe.» Car l’actrice a bien conscience que le film montrait aussi des situations rarement portées à l’écran: «Le film parle de se forger son propre chemin et de casser les normes, qu’elles soient raciales, sexuelles, ou relatives au genre. Ce film a une énergie et une positivité incroyables.»

Le journaliste Brandon Voss mentionne la rumeur selon laquelle Gurinder Chadha avait initialement envisagé Joue-la comme Beckham comme une histoire d’amour entre filles, mais avait changé son fusil d’épaule par crainte des réactions négatives du public indien. Imaginez si Jess et Jules avaient fini ensemble à la fin du film, sans que l’entraîneur bellâtre joué par Jonathan Rhys-Meyers, ne s’en soit mêlé et ne mette en danger leur amitié! Keira Knightley semble plutôt enthousiasmée par l’idée: «C’est la première fois que j’entends ça, mais ça aurait été génial. Ça aurait été très significatif pour beaucoup de jeunes homos. J’adorerais voir Jules et Jess se mettre ensemble. Hé, pourquoi ne pas faire une suite et rendre ça possible!» On espère que Gurinder Chadha l’a entendue.

Via Afterellen.

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