Sauver la structure. C’était l’objectif affiché des membres d’Act Up-Paris ces derniers mois. L’association qui affichait en 2013 un déficit de 100 000 euros, s’est dotée samedi 12 avril d’un nouveau bureau qui a, selon Laure Pora, jointe par Yagg et qui demeure présidente de l’association, pour mission de faire repartir l’association.

REDUIRE LA VOILURE
Depuis plusieurs mois en redressement judiciaire, Act Up-Paris a du réduire la voilure. Le local de 400 m2 a été abandonné pour des bureaux trois fois moins chers, et une procédure de licenciement a été engagée pour cinq des sept salarié.e. qui travaillent pour l’association. Ne resteront comme postes que le coordinateur prévention et celui chargé de l’administration.

La phase d’observation par un mandataire judiciaire devrait se prolonger jusqu’en décembre 2014 au moins. Act Up-Paris, qui a subi une baisse très importante de ses subventions et de son principal donateur privé (Pierre Bergé), souhaite montrer qu’elle peut faire face et prépare un budget 2015 réduit.

Mais selon Laure Pora, il ne s’agissait pas de sauver l’association pour sauver l’association. Les membres de l’association présent.e.s à l’AG (une vingtaine selon Laure) ont approuvé l’agenda politique pour les prochains mois. Il se concentre sur deux enjeux : la prévention, car « chaque contamination est un échec collectif » et les conditions de vie des séropositifs.

Hugues Fischer, un des plus anciens militants de l’association, a été désigné porte parole et neuf membres constitueront le Conseil d’administration élargi d’Act Up-Paris, créée il y a 25 ans cette année.

Photo Xavier Héraud