Les associations tirent la sonnette d’alarme. Un an après l’assassinat d’Eric Ohena Lembembe, journaliste et défenseur des droits humains engagé dans la protection des droits des LGBTI au Cameroun, « la justice reste au point mort ». Selon Alternatives Cameroun, ADEFHO, CAMFAIDS, REDHAC, MDHC, et lObservatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la FIDH et lOMCT, qui ont publié un communiqué commun. Elles dénoncent « les dysfonctionnements de la justice dans cette affaire ». Elles craignent également que ces dysfonctionnements ne soient le signe « d’une absence de volonté politique de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat. »

Selon elles, l’enquête a été baclée et les proches de la victime aurait été traité.e.s avec dédain voire intimider.

« La justice camerounaise doit absolument mener une enquête juste et honnête sur le meurtre dÉric Lembembe », a déclaré Dominique Menoga Nanga, fondateur de CAMFAIDS. « Prétendre qu’Éric est coupable de son propre meurtre est insultant. Personne ne mérite de mourir en raison de son identité ou de celle de la personne qu’il aime ».

Activiste pour les droits humains, directeur exécutif de la Cameroonian Foundation for AIDS (CAMFAIDS), Eric Lembemeb avait été retrouvé assassiné à son domicile le 15 juillet 2013.

Les associations réclament des autorités camerounaises qu’elles fassent toute la lumière sur ce crime de haine. Le Cameroun est l’un des pays au monde où la traque et l’emprisonnement des homosexuel.le.s sont les plus fréquents.

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