C’est sur le terrain de la vie intime que le Crips s’attache désormais à défendre les personnes séropositives. Plus de 50% des gays concernés vivent seuls, relève l’organisme, pour qui la sérophobie est l’une des raisons principales de cette situation. Dans une campagne débutée ce week-end lors de la Marche des fiertés à Paris, l’organisation s’est évertuée à faire passer le message qu’accepter les personnes séropositives est aussi un moyen de protection. «Parce que je sais qu’avoir peur des personnes séropositives, c’est m’empêcher de parler du VIH et donc ne pas pouvoir adapter mes pratiques pour réduire les risques de transmission…», peut-on lire sur une des sept cartes qui ont été distribuées. Les autres peuvent être consultées sur le site officiel de la campagne: jaccepte.org.

Un badge figurant un bouton rose traversé d’un signe égal s’adresse aux personnes séronégatives soucieuses d’affirmer que dans leurs rapports, le statut sérologique de leur partenaire n’importe pas une fois que l’on a «acquis des stratégies de prévention». «Prévention, plaisir, égalité, dignité, projets de vie, tous ces mots peuvent et doivent se conjuguer ensemble, que l’on soit séropositif ou séronégatif!», estime Jean-Luc Romero-Michel, président du Crips Ile-de-France. En faisant reculer la sérophobie, cette campagne cherche également à permettre aux personnes séropositives de parler plus facilement de leur statut sérologique.