C’est sous une pluie battante que le cortège de la Marche des fiertés 2014 s’est élancé à Paris samedi 28 juin. Une météo à l’image de la douche froide que représentent les renoncements du gouvernement pour de nombreux LGBT. Si la loi sur le mariage pour tous est maintenant bien installée, les blocages juridiques concernant les adoptions, l’abandon de la PMA et l’annonce aujourd’hui même du renoncement sur l’ABCD de l’égalité ont plus que déçu les associations, à commencer par l’Inter-LGBT, organisatrice de la Marche. Le cortège, parti du jardin du Luxembourg pour rejoindre la place de la République, aurait rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes, d’après les premières estimations.

À deux reprises, en début de manifestation, des groupes militants sont venus rappeler les engagements abandonnés, aux cris de: «PMA, trahison socialiste» ou de «Fières, vénères, pas prêtes à se taire»!

Absence remarquée cette année dans le carré de tête au départ de la Marche, celle du prédécesseur d’Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë. La maire de Paris, qui avait annoncé sur Yagg qu’elle avait décidé de parer l’Hôtel de Ville des couleurs de la Marche des fiertés, était bien présente. Elle explique au micro de Yagg que le combat n’est pas fini et que le mariage pour tous n’est qu’une étape. De leur côté, Ian Brossat (PCF) adjoint à la Maire chargé du logement, et Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV, affirment comprendre la colère des manifestant.e.s.

Reportage vidéo de Maëlle Le Corre et Christophe Martet

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Marche des fiertés 2014: Crions sous la pluie par yaggvideo