Les caméras de Cam Clash ont exploré dans l’émission diffusée hier soir, lundi 26 mai, sur France 4 les thèmes du sexisme et de l’homophobie au travers de plusieurs situations: dans la première, une femme est harcelée par un homme à un arrêt de bus, dans la seconde, une femme rencontre des difficultés pour garer sa voiture et dans la troisième, un couple d’hommes s’embrasse à la terrasse d’un bar.

Ces images disent quelque chose de la société d’aujourd’hui. On remarque ainsi que quand un homme insiste lourdement auprès d’une femme, ce sont les femmes qui sont les plus promptes à intervenir. Il faut que le harcèlement devienne physique pour que les hommes entrent en jeu à leur tour. Dans la deuxième séquence, quand une femme éprouve des difficultés à se garer, le sexisme se fait sentir dans l’attitude protectrice que démontrent les hommes dès lors qu’ils ont affaire à une femme.

La partie consacrée à l’homophobie a débuté par un entretien entre le journaliste Baptiste Etchegaray et Olivier Couderc, qui avait été agressé en pleine rue avec son compagnon Wilfred de Bruijn. Leurs agresseurs présumés ont comparu au début du mois devant la justice. Après une discussion entre les deux hommes, les caméras se sont concentrées sur le couple d’hommes réuni pour l’occasion. Un serveur complice devait montrer son opposition à leurs gestes de tendresse. Rapidement, les autres client.e.s du bar ont exprimé leur désapprobation face à l’intolérance du serveur: une cliente a demandé à rencontrer le gérant de l’établissement, tandis qu’une autre tremblait littéralement de colère, au point qu’elle en a pleuré quand elle a appris qu’il s’agissait d’une caméra cachée. Une autre femme a livré un émouvant témoignage, parlant de sa fille lesbienne, qui a été dépressive et qui a fait deux tentatives de suicide avant de parvenir à s’accepter. «Aujourd’hui, elle est heureuse, alors je suis heureuse», a conclu cette femme.

Un couple de jeunes a fait remarquer que les arguments homophobes tenus par le serveur étaient les mêmes que ceux que l’on entend ici et là, parfois auprès de jeunes. Et si la quasi totalité des réactions à cette mise en scène fut positive, un homme a toutefois estimé, sans ciller devant la caméra, qu’à ses yeux le fait que deux hommes s’embrassent et se donnent la main était «provocant» et qu’il fallait faire attention à ne pas dépasser les limites de l’intimité… Virginie Merle-Tellenne (alias Frigide Barjot), Ludovine de la Rochère et consorts l’avaient déjà prouvé: l’homophobie n’a pas peur d’être filmée.

L’émission peut être regardée pendant une semaine en ligne. Cliquez sur l’image ci-dessous pour y accéder:

baptiste etchegaray 500